Danielle BOUSQUET, députée des Côtes-d'Armor et Vice-Présidente de l'Assemblée nationale, tient à réagir aux déclarations faussement rassurantes de M. Marleix sur la parité. Ce dernier à l'issue de sa rencontre avec les trois présidentes des délégations aux Droits des femmes de l'Assemblée nationale, du Sénat et du Conseil Economique, s'est fendu d'un communiqué assurant que la réforme territoriale allait faciliter l'accès des femmes aux mandats locaux.
Ces arguments relèvent de l'esbrouffe et dissimulent l'essentiel à savoir que selon toutes les projections unanimes seulement 20% des futurs conseillers territoriaux seraient des femmes.
En effet si il faut considérer positivement l'augmentation prévisible du nombre de femmes dans les conseils municipaux des communes de 500 à 3500 habitants du fait du passage au scrutin de liste, cette mesure, en guise d'appât qui ne saurait nous abuser, pèse peu face aux reculs qui s'opèreront au niveau des conseillers territoriaux. 80% de ces derniers seraient élus au scrutin uninominal à un tour alors qu'aujourd'hui les conseillers régionaux sont élus au scrutin de liste à deux tours. Or d'un côté les scrutins de liste favorisent la parité (si un conseiller régional sur deux est une femme c'est grâce à ce mode de scrutin), de l'autre les scrutins uninominaux marginalisent les femmes et les réduisent à la portion congrue puisqu'ils ne sont pas soumis à des mesures paritaires contraignantes.
Les femmes, comme les hommes, doivent pouvoir être élues à des postes à responsabilités d'envergure territoriale et ne sont pas destinées à être cantonnées aux seules tâches communales!