Le Gouvernement a décidé d’ouvrir le secteur des paris en ligne à la concurrence. Je regrette cependant que le Gouvernement ait refusé de renforcer le rôle des opérateurs traditionnels et de la coordination européenne.
Je regrette également le choix d'ouvrir les jeux en ligne aux opérateurs privés, compte tenu des dangers que le groupe socialiste a dénoncés. De plus, cette décision risque d'augmenter l’addiction que favorise le recours à l’écran, en développant les paris en ligne et en permettant qu’ils fassent l’objet de publicité, il encourage une économie spéculative, alors que le Gouvernement s’était engagé à moraliser ce secteur d'activité.
Pourtant, les contraintes européennes n’étaient pas déterminantes.
Le projet de loi fait la part belle aux grands opérateurs privés. En promettant à beaucoup de parieurs des gains faciles, le Gouvernement garantit de beaux revenus à quelques opérateurs privés triés sur le volet.
C'est pourquoi le groupe socialiste a voté contre ce texte et contre le choix de société qu’il propose en soumettant à l’argent un domaine qui avait toujours été soumis au contrôle d’un monopole public.