Les adversaires de l'énergie éolienne s'apprêtent à une nouvelle campagne de dénigrement avec, pour point d'orgue, l'organisation de leur manifestation annuelle le 26 septembre.
Cette année, elle se tiendra au Mont Saint-Michel. En effet, des associations anti-éoliennes voudraient faire croire à nos concitoyens que des éoliennes pourraient se dresser dans la baie de ce site inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.
Dans notre pays, tout projet doit pourtant faire l'objet d'une instruction approfondie par les services de l'Etat, la Commission des sites et les architectes des Bâtiments de France.
Il est évident, en raison du droit français – et du bon sens – qu'aucun projet ne sera jamais réalisé dans la baie.
La médiatisation potentielle de cette manifestation pourrait avoir des conséquences négatives pour le développement harmonieux de l'éolien en France, d'autant qu'elle se tiendra au début de l'examen du projet de loi Grenelle II, dont certaines dispositions, visant à renforcer encore le cadre juridique de l'éolien, pourraient nuire à la croissance de cette énergie dont nous connaissons le rôle important qu'elle est amenée à jouer dans la lutte contre le changement climatique et pour le développement économique.
En outre, à quelques semaines du Sommet international sur le climat de Copenhague, il est impératif de réaffirmer l'importance du développement de l'énergie éolienne, comme de toutes les autres énergies renouvelables.