Danielle Bousquet
Accueil
Votre députée
La circonscription
Rencontrer votre députée
L'équipe
Agenda
Danielle Bousquet Retour à l'accueil
L'Assemblée Nationale
Le site du Parti Socialiste
Danielle Bousquet
Danielle Bousquet Lettre d'info Contacts Danielle Bousquet
vous pouvez vous inscrire à la liste de diffusion (en bas à gauche sur la page d'accueil)
Danielle Bousquet
Danielle Bousquet
Danielle Bousquet
Pour nous contacter
Lettre d'information
Danielle Bousquet
vendredi 10 septembre 2010 Danielle Bousquet

Vous êtes dans Accueil
Saisine du Conseil constitutionnel par le groupe socialiste sur le projet de loi HADOPI

Le groupe socialiste de l’Assemblée nationale vient de déposer un recours devant le Conseil constitutionnel contre la loi HADOPI. Les députés communistes et verts se sont associés à cette saisine.

Ce recours pointe les dangers que fait peser sur les libertés cette loi, alors même que ce texte apparaît d’ores et déjà inapplicable et coûteux et qu'il ne règle nullement le problème de la juste rémunération des artistes à l'heure du numérique.

Cette loi instaure un dispositif de sanction graduée et prévoit, après deux avertissements, la coupure de l'accès à internet des abonnés dont la connexion aura servi aux fins d'un téléchargement illégal.


Le dispositif mis en place écarte le juge judiciaire, en lui substituant une sanction mécanique. Cette sanction est également disproportionnée au regard de la « double peine » résultant de l’obligation pour l’abonné dont l’accès à internet a été suspendu de continuer à payer le prix de son abonnement. Ce système massif de sanction imaginé par le Gouvernement semble incompatible avec le principe constitutionnel du droit à un procès équitable.

Pour nous, la violation du principe de présomption d'innocence est flagrante puisque des abonnés pourront se voir sanctionnés alors même qu'ils n'auront commis aucune infraction. Lors des débats à l'Assemblée nationale, la ministre de la culture avait elle-même reconnu que le délit de téléchargement illégal pouvait être commis par une autre personne que le titulaire de la connexion internet.

Un tel dispositif implique également une surveillance générale et constante d’internet par une Haute Autorité aux pouvoirs exorbitants et méconnaît ainsi le droit au respect de la vie privée.

Enfin, même s’il ne revient pas au Conseil constitutionnel d’effectuer un contrôle de conventionalité, son attention a été attirée par la nécessaire prise en compte de la législation européenne afin d’anticiper de futures contradictions .En effet, le Parlement européen vient d’adopter en seconde lecture, à une très large majorité un amendement disposant « qu’aucune restriction aux droits fondamentaux des utilisateurs d’Internet ne peut intervenir sans une décision préalable de l’autorité judiciaire ».

La commissaire européenne en charge du « paquet télécom », Viviane Reding, souligne que cet amendement est un « rappel important des principes essentiels, du droit qui régissent l’ordre juridique communautaire et, en particulier, des droits fondamentaux des citoyens ».

Il appartient désormais au juge constitutionnel de se prononcer sur la compatibilité de cette loi au regard des exigences constitutionnelles dont il assure la protection.


Envoyer cette page par courriel imprimer   Retour  

Accès au mode texte
Danielle Bousquet Hemicycle / eZ publish © Inovagora Danielle Bousquet Danielle Bousquet Plan du site Danielle Bousquet Mentions légales Danielle Bousquet Webmestre Danielle Bousquet Crédits Danielle Bousquet Danielle Bousquet