Mission parlementaire au Burkina Faso du 4 au 11 avril 2009 sur les droits et la santé de la procréation
Cette mission francophone était organisée par le Forum parlementaire européen associé à l’ONG « Equilibres et Populations ».
Ce voyage d’études avait notamment pour objet l’étude des stratégies et les réalisations concrètes mises en œuvre au Burkina Faso pour éliminer la pauvreté et relever les défis liés à la démographie et à l’accès par la population aux droits et services en matière de santé sexuelle et reproductive.
Malgré les efforts financiers et humains consentis, l’état de santé de la population burkinabé et plus particulièrement celui des mères et de leurs enfants reste très précaire, tout comme celui des jeunes filles adolescentes.
Le Burkina Faso (ancienne Haute Volta) est un des pays les plus pauvres du monde (avant dernier dans le classement du PNUD – Programme des Nations Unies pour le Développement - selon l’indice de développement humain). La situation risque de s’aggraver car le taux de croissance du PIB est inférieur au taux de croissance démographique. Si on prolonge les tendances actuelles, le Burkina Faso compterait 37 millions d’habitants en 2050, alors que le désert du Sahel progresse au Nord du pays pénalisant l’agriculture vivrière et augmentant la pauvreté.
Cette question de la maîtrise démographique fut au cœur des rencontres.
Elle renvoie directement au thème de la mission sur les droits et la santé de la procréation avec ses déclinaisons culturelles, sociales et économiques : désir d’enfants pour assurer les vieux jours de la famille (au sens large), polygamie, dépendance économique de la femme, conception de la sexualité (excision)…
Les rencontres avec les parlementaires burkinabés, les représentants des ministres, mais aussi sur le terrain avec les ONG, les femmes et les jeunes font apparaître deux modes d’intervention : le premier est politique (rôle de l'État et des collectivités locales), le second pragmatique (rôle des ONG et des associations locales).