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Le chef de l'État a donc choisi de faire « le pari de l'apprentissage » en accordant des avantages financiers aux entreprises pour qu'elles recrutent davantage d'apprentis ou de jeunes en contrats de professionnalisation, dont le nombre a chuté ces derniers mois.
Cette mesure met en lumière l’incohérence du gouvernement. En effet, dans la loi de finances de 2008, le gouvernement a fragilisé les contrats de professionnalisation en supprimant l'exonération attachée aux cotisations du contrat, rendant ce dernier moins intéressant pour les entreprises.
De plus, la réponse apportée par le président ne résout en rien le problème des jeunes diplômés : qu’en est-il pour les milliers de jeunes qui ont déjà obtenu leur diplôme et qui ne peuvent donc plus faire de l’alternance ?
Pourquoi ne pas augmenter le nombre de filières en alternance, notamment dans le supérieur pour faire face au chômage des jeunes diplômes ? Le président de la République a t-il conscience que pour six cent demandes, une licence professionnelle en gestion des ressources humaines n’offre seulement que vingt places ?
Autre mesure du plan : le recours aux contrats aidés, longtemps critiqué par la droite. Là aussi quelle perte de temps ! Encore la marque d'une politique économique et sociale sans cohérence.
Enfin Nicolas Sarkozy a déclaré lors de son discours : « L'argent public, je veux qu'il finance l'emploi, pas le chômage. Je suis venu vous dire que vous aurez une formation et un emploi, pas que vous allez survivre avec une allocation sociale pour rester chez vous » Mais le « président du pouvoir d’achat » semble omettre qu’aucune protection financière n’est prévue pour les jeunes de moins de 25 ans qui n’ont pas d’emploi.
Une fois de plus, Nicolas Sarkozy a annoncé un plan tardif et sans ambition : beaucoup de discours et d’incohérences, mais peu d’actes. |