Je prends acte du recul du ministre de l'Éducation nationale, qui a annoncé le report de la réforme de la classe de seconde. Je me félicite de la réussite des mobilisations et notamment de celle du 10 décembre dernier.
J'espère vivement que les inquiétudes des lycéens et de toute la communauté éducative seront prises en compte par le Gouvernement. Je veux rappeler que l’élaboration d’une réforme du lycée doit nécessairement passer par une vraie concertation avec les représentants syndicaux et les organisations lycéennes. Aucune réforme éducative ne peut être conduite en divisant les personnels et les élèves et en ignorant leurs organisations représentatives.
Ce recul n’est cependant pas suffisant pour permettre aux enseignants et aux élèves de travailler dans la sérénité. Il faut que le gouvernement reprenne le dialogue et renonce aux 13 500 suppressions de postes prévues pour 2009.