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Tout d’abord, rappelons que les régimes spéciaux correspondent à une réalité de travail qu’ont connue bon nombre de salariés où l’exposition au risque le disputait à la pénibilité de la tâche. Ce sont les organisations syndicales qui ont obtenu les régimes spéciaux, et ce fut tout à leur honneur.
Depuis, les conditions de travail ont changé, dans la plupart des cas de manière positive, fort heureusement. La question de l’évolution est donc posée mais aussi en contrepartie celle de droits nouveaux pour les salariés : la question majeure est celle de la pénibilité des tâches.
Et en tout état de cause, cela ne peut s’envisager sans une concertation avec les partenaires sociaux, syndicats et employeurs, qui doivent effectivement se déterminer sur cette question branche par branche, rechercher les solutions pour trouver un équilibre social entre les régimes tendant à l’égalité pour les nouveaux entrants.
Mais, il ne faut pas non plus tromper les Français sur l’aspect strictement budgétaire : la solution ne réside pas dans cette seule redistribution sauf à faire supporter par une seule catégorie de personnes le poids d’une solidarité qui incombe à la société toute entière.
Et de ce point de vue, le gouvernement s’est montré plus prompt ces derniers temps à améliorer le sort des plus riches faisant porter le poids de la solidarité nationale sur ceux-là mêmes qui sont concernés par les régimes de retraites.
Revenons donc à la règle d’or de la négociation avec la prise en compte de la question majeure de pénibilité des conditions de travail.
Danielle BOUSQUET |