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Alors même que Nicolas Sarkozy s’était engagé depuis 2003 à proposer unprojet de loi définissant une « grande politique de prévention », il proposeaujourd’hui un texte répressif de plus qui ignore la prévention, en cohérence avec l’action de la droite qui, depuis quatre ans, a privé de moyens les acteurs de la prévention ;
Le texte organise une défausse générale de l’Etat sur les maires à qui les problèmes sont transférés sur fond de recul des moyens de l’Etat. Pire, les élus locaux sont transformés en auxiliaires de justice ;
Il procède à une nième réforme de l’ordonnance de 1945 relative à l’enfance délinquante dénaturant un peu plus son esprit qui doit pourtant continuer de reposer sur les principes de spécialisation, de personnalisation de la peine et de primauté de l’éducatif. Il est clair que la volonté de Sarkozy est d’avancer un peu plus vers la fin de la justice des mineurs.
Il traite la santé mentale et de la toxicomanie sous l’angle de la sécurité.
Les députés socialistes dénonceront la supercherie de la droite et exigeront, tout au long des débats, que le ministre de l’intérieur rende des comptes sur l’échec de sa politique qui se résume à : moins d’Etat social, plus d’Etat pénal.
Enfin, ils défendront leurs propositions émanant du projet socialiste qui, loin d’opposer prévention et répression, propose une démarche globale fondée sur la précocité de la prévention et de la sanction. |