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Rappelons d’abord les faits avant de mesurer les risques de dérapage des prix : la facture de gaz a augmenté de 30 % en 18 mois. Si, le projet de loi affirme le principe du maintien des tarifs réglementés et même celui du droit au retour, cette protection est bien mince quand on sait que les tarifs réglementés sont contestés tant par la Commission européenne qu’en France par la Commission de régulation de l’Energie. Quand bien même, Le gouvernement ne peut s’engager pour autrui. Aussi, quand les tarifs régulés disparaîtront, la nouvelle entité SUEZ-GDF sera libre de fixer ses prix et le réveil risque d’être aussi douloureux que brutal pour les usagers.
Mesurons également les conséquences de ce texte sur l’avenir d’EDF : L’Etat décide de lui créer de toute pièce un compétiteur national de statut privé , qui plus est, par l’apport d’une entreprise publique à un grand groupe privé !- Privatiser GDF, c’est à coup sur dévaloriser le capital public d’EDF : Est-il responsable de fragiliser EDF et de le priver de la seule possibilité à court terme de proposer une offre mixte « électricité/gaz » au bénéfice des usagers.
Les députés socialistes préconisent la création d’un pôle public de l’énergie
regroupant EDF et GDF qui permettrait de garantir l’approvisionnement, la distribution énergétique ainsi que la maîtrise des tarifs dans notre pays.
C’est le seul moyen pour les consommateurs, les particuliers comme les entreprises, de conserver un service public de qualité avec des tarifs raisonnables.De plus , étant donné l’évolution des prix de l’énergie, il est indispensable de maintenir un tarif réglementé, accompagné d’une possibilité de retour si un consommateur qui a fait le choix des prix du marché subit une hausse substantielle du coût de l’énergie.
Parce qu’elle menace les usagers, le service public ,l’emploi, l’environnement , le pouvoir d’achat, la privatisation de Gaz de France est un véritable danger pour tous et il y a bien dans ce débat un choix entre deux conceptions de la vie en société. |