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Les retraites des femmes
Intervention de Danielle Bousquet
lors de l'Université d'été de l'Assemblée des femmes
le 25 août 2010 à La Rochelle
Cette question révèle l'état de la société, autant que les réformes envisagées dans ce domaine traduisent des choix de société. Et notamment, elle révèle les inégalités femmes-hommes et pose la question des solutions pour les éliminer.
I - Constat en 3 chiffres
1) Les retraites des femmes sont inférieures de près de 40% à celles des hommes. De 42% en droit propre – selon la DRESS entre 2003 et 2008 – et de 38% si l'on inclut les droits dérivés (pensions versées aux veuves au titre de la retraite de leur mari décédé) – selon la DRESS en 2004.
2 ) Plus de la moitié des femmes retraitées touchent une pension inférieure à 900€.
3) Car, les femmes valident 20 trimestres de moins que les hommes. 44% des femmes ont effectué une carrière complète contre 86 % des hommes. (Source : Conseil d’Orientation des Retraites, 6ème rapport.)
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Proposition du groupe pour enquêter sur l'affaire Bettencourt-Woerth
Les députés socialistes ont présenté une proposition de commission d'enquête sur l'affaire Bettencourt, estimant que les échos autour de cette affaire légitiment une information transparente de la représentation nationale.
Pour télécharger la
proposition de résolution sur l'affaire Bettencourt
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Adoption de la loi contre les violences faites aux femmes : un véritable acte de civilisation
Il aura fallu une détermination sans faille des députés pour parvenir aujourd'hui, 29 juin, à l'adoption définitive de la loi contre les violences faites aux femmes, conformément à l'engagement pris.
A loi décisive, parcours parlementaire exceptionnel
Suite à la
mobilisation du Collectif National pour les Droits des Femmes
en 2006, relayée sur les bancs de notre assemblée, le Président Accoyer créait une mission d'information et d'évaluation sur les violences faites aux femmes fin 2008. Un
travail collectif des députés
permettait le vote à l'unanimité, déjà, d'un rapport appelant à un
dispositif-cadre global et cohérent autour des 66 propositions
. En novembre 2009, une proposition de loi reprenant toutes les mesures d'ordre législatif fut co-signée et déposée par l'ensemble des membres de la mission. Tout juste un an après,
cette loi rentrera en application dès octobre prochain
.
Des avancées considérables et novatrices pour mieux protéger et mieux prévenir
La création de l'
ordonnance de protection
permettra au juge aux affaires familiales, avant même le dépôt d'une plainte, de protéger en urgence et de façon temporaire la femme en organisant, par exemple, l'éviction du conjoint violent, ou, si la femme décide de quitter le logement conjugal, d'organiser son relogement de façon anonyme.
L'innovation majeure que constitue la
création d'un délit de violences psychologiques
– nous sommes le 1er pays au monde à le créer – sanctionnera la manipulation destructrice qui peut s'exercer au sein du couple, véritable phénomène d'emprise qui conduit aussi parfois aux violences physiques.
Les droits des
femmes étrangères victimes de violences en situation régulière ou irrégulière
seront largement renforcés avec, par exemple, un renouvellement de droit de leur carte de séjour pour les femmes placées sous ordonnance de protection, ou encore en leur reconnaissant l'accès à l'aide juridictionnelle.
La
prévention est au coeur de notre proposition de loi
: en formant mieux les acteurs, en éduquant les jeunes, en ayant des exigences vis-à-vis des médias.
Aussi, des dispositions sont prises pour éviter le risque de
dénonciation calomnieuse
à l'encontre des victimes, pour rendre incompatible la
médiation pénale
avec la réalité de la violence physique et psychologique, ou encore pour mieux prendre en compte l
'intérêt de l'enfant
,
car un mari violent ne peut être un bon père qui structure et éduque.
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Réforme des retraites : un recul pour les femmes
La réforme des retraites, présentée mercredi par le gouvernement, se targue d'être une réforme juste, notamment en matière d'égalité femmes - hommes.
Rappelons la situation actuelle: les retraites des femmes sont inférieures de 38% à celles des hommes et plus de la moitié des retraitées touchent une pension inférieure à 900€. Ce décalage prend racine dans les inégalités professionnelles nombreuses qui se cumulent au long de la carrière: orientation sexuée, précarité, temps partiels subis, différences de salaires, manque de mesures compensatoires suffisantes ou encore inégalités dans les niveaux de responsabilité... Pour répondre à cet écart et lutter contre le niveau de pension insuffisant des femmes, le gouvernement prévoit la prise en compte les indemnités journalières du congé maternité dans le calcul de la retraite. Mesure compensatoire juste mais qui ne concerne –en moyenne– que 16 ou 32 semaines... sur plus de 2000 semaines d'activité au total. Si le gouvernement affirme que cette mesure va permettre de rattraper le retard abyssal en matière d'égalité femmes - hommes, c'est soit qu'il refuse de voir la réalité en face, soit qu'il essaye de détourner l'attention.
Les propositions du gouvernement représentent un pas en arrière pour les femmes.
Celles-ci sont en effet aujourd'hui nombreuses (30% des salariées) à liquider leurs droits à la retraite à 65 ans, faute de n'avoir pu rassembler avant le nombre de trimestres nécessaires pour toucher une pension à taux plein. Les hommes, moins touchés par les carrières en dents de scie, sont 5% dans ce cas. Or, le taux d'emploi des femmes de plus de 60 ans est très faible (4,3%). Elles sont donc nombreuses avant 65 ans à connaître une situation de chômage ou de précarité. En reculant l'âge légal de 60 à 62 ans et l'âge de départ à taux plein de 65 à 67 ans, le gouvernement choisit donc d'allonger cette période de précarité et s'en prend ainsi directement au niveau des pensions et aux conditions de vie des femmes.
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Socialistes, féministes en marche
Le Parti socialiste apporte son soutien à la Marche Mondiale des Femmes et a participé aux forum et mobilisations du samedi 12 et dimanche 13 juin ( www.mmf-france.fr).
Les débats de ce forum ont été une opportunité de faire connaître les inégalités qui se perpétuent entre les sexes et d’échanger sur les propositions à apporter afin de mettre un terme à ces discriminations. Le forum s'est déroulé autour de quatre thèmes :
biens communs, biens publics ; paix et démilitarisation ; travail des femmes, autonomie financière ; violences.
Les socialistes ont été présents à la manifestation place de la République, ainsi qu’au Banquet féministe, place Stalingrad.
Ces mobilisations sont essentielles devant les évolutions actuelles : précarisation du travail engendrant de faibles niveaux de vie pour les salarié-e-s et retraité-e-s, remise en cause de la parité par la contre-réforme des collectivités territoriales, mise en danger d’un accès pour toutes à l’avortement, etc. Face à ces régressions, il est indispensable d’affirmer nos exigences féministes.
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Retraites : le PS propose une réforme juste, efficace et durable
Des engagements clairs et crédibles :
- conforter le niveau des pensions remis en cause par la droite par les réformes de 1993 et de 2003.
- prendre en compte la pénibilité et revaloriser les petites retraites.
- maintenir l’âge légal de départ à 60 ans parce que c’est une garantie indispensable pour tous les salariés usés par le travail et une liberté de choix pour tous les Français.
- mettre à contribution l’ensemble des revenus, y compris ceux du capital.
- une réforme durable : un financement assuré jusqu'en 2025, et au-delà.
Des mesures précises pour assurer l’équilibre financier :
Il faut mobiliser 45 milliards d’euros à l’horizon de 2025. Pour cela nous proposons :
- 25 milliards d’euros mobilisés sur les revenus du capital, sans pénaliser la croissance
- 12 milliards d’euros grâce à l’augmentation modérée et étalée dans le temps des cotisations :
plus 0,1 point de cotisations patronales et salariales entre 2012 et 2020.
- des mesures fortes pour l’emploi des seniors. Cela permettra de dégager au moins 6 milliards d’euros, qui permettront notamment d’améliorer le niveau des pensions.
- 5 à 10 milliards d’euros grâce aux réformes de structure : incitations pour ceux qui le peuvent et le souhaitent à travailler plus longtemps.
Et pour sécuriser le système, nous alimenterons le Fonds de réserve des retraites pour faire face à toutes les situations grâce à une surtaxe de 15 % sur l’impôt sur les sociétés acquitté par le banques.
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Suppression annoncée de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité
Vers un recul inacceptable des garanties pour les victimes de discriminations
La Commission des lois du Sénat a adopté le mercredi 19 mai 2010, une série d'amendements modifiant le texte élaboré par le Gouvernement sur les projets de loi relatifs au Défenseur des droits. L’adoption de ce texte en l’état les 3 et 4 juin prochains conduirait inexorablement à la disparition de la HALDE comme Autorité administrative indépendante et, surtout, à une régression de la protection des victimes de discriminations.
Depuis 2005, la France a su se doter d'un organisme spécialisé, collégial et indépendant dans la lutte contre les discriminations, la HALDE, qui a largement démontré son utilité et a acquis une notoriété dans la population – mais aussi au niveau international - grâce à son expertise incontestée, à ses actions auprès des tribunaux comme auprès des entreprises ou des administrations et à ses prises de position toujours juridiquement fondées et souvent courageuses.
Le projet de création d'un Défenseur des droits aux compétences élargies, englobant la lutte contre les discriminations et la promotion de l'égalité, fait craindre la disparition de son indépendance pourtant essentielle et la diminution de son autorité, gage de son efficacité.
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Réforme territoriale : le faux semblant de la majorité sur la parité
Dans la nuit du mercredi 2 juin, a été adopté à l'Assemblée nationale un amendement de la majorité soutenu par le Gouvernement et censé résoudre la grave menace sur la parité qu'il a lui même crée avec l'élection des conseillers territoriaux.
Cet amendement est insupportable et absurde parce que non seulement il ne règle en rien la question de la parité dans la réforme territoriale, mais en plus il affaiblira les chances de promotion des femmes à l'Assemblée nationale du fait d'un complexe mic-mac financier.
Les retenues financières possibles à partir de ce dispositif seront ridicules. Ce mécano joue seulement sur le plan des femmes candidates, alors qu'une démarche sincère en faveur de la parité aujourd'hui exigerait d'agir aussi au niveau des femmes élues. Les socialistes l'ont déjà proposé lors de l'examen le 20 mai dernier d'une proposition de loi renforçant la parité aux élections législatives.
Ce dispositif fait semblant d'habiller de la parité les nouveaux conseillers territoriaux pour en déshabiller les député(e)s. Cet amendement conduit en effet à diminuer d'un tiers l'assiette des retenues applicables sur le financement des élections législatives. C'est un recul en total décalage avec les propos tenus par le Premier ministre qui voulait des sanctions « insupportables » contre les partis qui ne respectent la parité aux élections législatives.
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Les députés socialistes soutiennent le plan d’aide à la Grèce
« Ah ! Insensé qui croit que je ne suis pas toi ! » écrivait Victor Hugo : aider la Grèce, c’est nous aider nous-mêmes. C’est aussi aider l’Europe à dépasser les égoïsmes nationaux qui ont rendu jusqu’à présent son action illisible et peu efficace face à la crise mondiale et à ses retombées sur les Etats membres de l’Union. Il n’est pas acceptable de laisser le FMI se porter seul au secours de la Grèce. La solidarité européenne doit s’exercer à chaque fois qu’un de ses membres est pris à la gorge. C’est dans cet esprit que le groupe Socialiste, Radical et Citoyen a voté le collectif budgétaire destiné au plan de sauvetage de la Grèce et qui est discuté cette semaine par la représentation nationale.
La seule réserve concerne le taux d’intérêt du prêt consenti à la Grèce : 5%. Il aurait été préférable sur tous les plans que les prêts soient accordés au taux le plus bas du marché. L’Europe n’est pas là pour tirer bénéfice des difficultés de ses membres ! Cette réserve ne nous détourne pas du principal : aider la Grèce. La solidarité est le principe fondateur de l’Union. Elle est aussi son intérêt en cassant la spéculation qui s’exerce, derrière la Grèce, contre toute la zone euro.
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Le bouclier fiscal en quelques chiffres
La commission des finances vient d’obtenir une première estimation des résultats de l’application sur l’année 2009 du bouclier fiscal.
Ces chiffres avaient été officiellement demandés depuis le 9 février 2010 au Gouvernement. Le Gouvernement ne les a transmis que partiellement et avec retard, choisissant même de transmettre des données très globales prioritairement à la presse.
Les données transmises permettent une première appréciation des profils des bénéficiaires du bouclier fiscal selon leurs niveaux de revenu et de patrimoine.
Les tableaux qui suivent permettent d’apprécier les premiers résultats pour l’ensemble de l’année 2009 ainsi que l’évolution par rapport à l’année 2008, qui confirme essentiellement les tendances déjà constatées. Ils concernent désormais le dispositif réformé à l’occasion de la loi Travail, Emploi et Pouvoir d'Achat (TEPA), qui permet à un contribuable de se voir restituer le montant de ses impositions au titre de l'impôt sur le revenu, de la CSGCRDS et des prélèvements sociaux, des taxes foncières et de l’impôt de solidarité sur la fortune qui dépasse 50 % de son revenu.
Ils permettent de constater que le bouclier fiscal dont le coût est supérieur à 585 millions d'euros sur l'année 2009, conduit à restituer à 16 350 contribuables (soit moins de 0,05 % des contribuables français) un montant moyen de 35 814 euros. Ces chiffres sont en lignes avec ceux constatés pour le bouclier 2008 (coût de 563 millions d'euros pour 15 446 bénéficiaires).
Comme en 2008, les données confirment que les bénéfices réels du bouclier fiscal sont concentrés sur les ménages les plus aisés.
Les 1 000 ménages les plus aisés concentrent à leur profit 63 % du coût du bouclier fiscal, soit près des 2/3.
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Une belle victoire pour les femmes
L’adoption unanime par l’Assemblée de la proposition de résolution défendue par le Groupe Socialiste, Radical et Citoyen sur l’amélioration des droits des femmes en France et en Europe est une heureuse surprise et une belle victoire pour les femmes.
En dépassant ses clivages, l’Assemblée exprime sa volonté de relancer les politiques publiques en faveur de l’égalité homme/femme qui marquaient le pas dans notre pays depuis plusieurs années. Elle invite avec force le gouvernement à sortir de sa torpeur et à prendre des initiatives législatives qui permettent de concrétiser l’égalité économique et salariale, la parité politique ou la modernisation du droit familial.
Cette résolution permet également à la France d’être un acteur majeur du mouvement impulsé par la présidence espagnole pour harmoniser par le haut les droits des femmes à l’échelle de toute l’Europe.
Sans attendre, l’Assemblée peut elle-même donner corps à sa résolution en adoptant les propositions de loi que défendra la Groupe Socialiste, Radical et Citoyen dans les prochaines semaines sur la prévention des violences faites aux femmes, sur la parité aux élections et sur l’extension du congé maternité. L’égalité homme/femme vaut bien un consensus.
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La France doit s'opposer à une réhabilitation des talibans en Afghanistan
Tous ces efforts pour rien? A la veille de la conférence internationale de Londres sur l'Afghanistan, c'est malheureusement ce qui est à craindre si le plan de « réconciliation » de M. Karzaï recueille le soutien de la communauté internationale.
L'appel de Shoukria Haïdar et de la société civile afghane sonne l'alarme.
Ce plan, en deux étapes, prévoit que l'ONU et les Etats-Unis retirent les talibans figurant sur leur « liste noire », et la réinsertion de ces mêmes talibans en leur octroyant des terrains, des salaires, une formation professionnelle et des facilités de regroupement familial.
Cette fuite en avant marquerait le sacrifice des valeurs démocratiques à un marchandage politique visant à acheter une « fausse-paix ».
Il n'y a pas de « talibans modérés ». Leur retour fera à nouveau reculer les droits et les libertés en Afghanistan, et notamment les droits des femmes (la dé-scolarisation des filles et le retour des femmes aux foyers sera une des premières conséquences de ce retour).
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Proposition de loi sur la parité dans les conseils d'administration des grandes entreprises : carences et contradictions
Il est important que les femmes puissent accéder partout aux plus hautes responsabilités. Mais la proposition de loi de l'UMP ne concernera qu'une poignée de femmes, alors qu'elles sont des millions à être touchées par le temps partiel subi, les écarts de salaire femmes / hommes, les discriminations à l'embauche... Prétendre agir sur l'égalité professionnelle sans s'attaquer à cette réalité là relève du coup de communication.
Les occasions sont rares de légiférer sur l'égalité professionnelle, et cette proposition de loi constitue malheureusement une occasion manquée.
Cette même semaine, l’UMP vote le premier projet de loi de la réforme territoriale qui remplace les conseillers généraux et régionaux par des conseillers territoriaux. Au même moment où Jean-François Copé dit s'attaquer au « plafond de verre » qui demeure dans les entreprises, sa majorité s’apprête à instaurer un « plafond de plomb » qui cantonnera les femmes aux mandats locaux de proximité dans les conseils municipaux, comme hier on pouvait les réduire à s’occuper des affaires domestiques. Avec le nouveau mode de scrutin, elles ne représenteront plus que 19 % des conseillers territoriaux.
L'UMP et la parité, c'est un pas en avant, trois pas en arrière!
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Communiqué de presse sur Pôle emploi
Je suis intervenue auprès du secrétaire d'État chargé de l'emploi pour lui demander de donner à Pôle emploi les moyens de remplir réellement ses missions, alors que la fusion ANPE-UNEDIC tourne aujourd'hui à la confusion.
Fermeture d'un des quatre sites de Saint-Brieuc, retard dans le traitement des dossiers, problème pour les indemnisations... les effets négatifs de cette réforme sur le service public de l’emploi pénalisent en premier lieu les demandeurs d'emploi.
Alors que le chômage augmente, les salariés de Pôle emploi subissent de plein fouet les conséquences de cette fusion, et leur malaise est visible. Les organisations syndicales dénoncent les conditions de travail et le manque de moyens des agents. C'est pourquoi je demande au Gouvernement et à la direction de Pôle emploi de répondre aux attentes des salariés de Pôle emploi et de leur permettre de remplir leurs missions.
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Mme Bachelot donne t-elle des gages aux anti-avortement ?
Danielle BOUSQUET a voulu dans une question écrite adressée à la Ministre attirer son attention sur la nomination de Xavier Dousseau à la direction de l'important Etablissement public de santé mentale de la Marne.
Cette nomination doit être effective au 1er janvier prochain. Elle suscite l'émoi et l'incompréhension, notamment au sein du monde psychiatrique, eu égard à l'activisme déployé par M. Dousseau il y'a quelques années contre le droit à l'avortement jusque dans le cadre de ses fonctions professionnelles. Cet activisme, motivé par l'intégrisme religieux, lui valut d'être condamné par la justice à 18 mois de prison avec sursis pour entrave au fonctionnement d'un service assurant des interruptions volontaires de grossesse.
Cette nomination envoie un très mauvais signal à tous ceux et toutes celles qui se battent encore aujourd'hui sur le terrain pour la défense du droit à l'avortement.
Certains avancent le droit au rachat et à la réinsertion. Or, pour que ce droit puisse être invoqué, il aurait fallu que l'intéressé revienne publiquement sur ses prises de position et ses actions passées, contraires aux lois de notre République.
C'est pourquoi Danielle BOUSQUET recquiert de Madame la Ministre qu'elle demande
formellement à l'intéressé de s'engager expressément à renoncer à tout rosélytisme anti avortement dans le cadre de ses fonctions et à l'extérieur, et à reconnaître ce droit irréfragable et irrépressible, sans quoi sa nomination devrait être annulée.
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Tribune dans le journal Le Monde
Réforme des collectivités territoriales : la parité à la trappe
(Tribune publiée dans Le Monde daté du 9 décembre 2009)
Inscrire le principe dans le préambule de la Constitution française a été pour les femmes un acte fondateur qui leur a définitivement, du moins le croyaient-elles, ouvert un égal accès aux fonctions électives. La parité est entrée dans la loi et nous pensions ne jamais devoir y revenir, tant le chemin avait été long et ardu.
Il semblerait que nous nous soyons trompées.
L'exigence de parité n'est ni une lubie, ni un gadget : elle est le seul moyen de mettre fin au sexisme ordinaire, à la ségrégation durable qui tenait les femmes consciencieusement à l'écart de tous mandats électifs. Les femmes constituent la moitié du genre humain, pas plus que les hommes elles ne constituent une communauté. Or, nos représentants politiques sont sélectionnés dans la moitié de la population seulement : 81,5 % de députés et 86,7 % de conseillers généraux sont des hommes.
Il est une méthode pour permettre le respect du principe constitutionnel de parité : le scrutin de liste. C'est ainsi que la France peut s'enorgueillir de 47,6 % de conseillères régionales ou 43,6 % de députées européennes.
Par sa réforme des collectivités locales, le gouvernement souhaite fondre en un seul mandat territorial les conseillers régionaux et les conseillers généraux. 80 % de ces futurs conseillers territoriaux seraient désormais élus au scrutin uninominal à un seul tour.
Une projection toute simple permet d'ores et déjà d'estimer qu'en 2014, date à laquelle cette réforme pourrait prendre effet, les femmes perdraient 58 % des sièges qu'elles détiennent dans les conseils généraux et régionaux.
Avec l'élection de 80 % des conseillers territoriaux au scrutin uninominal à un tour et des 20 % restant à la proportionnelle, la parité passe à la trappe. N'imposer la parité que pour 20 % des conseillers territoriaux c'est réduire la place des femmes à la portion congrue.
Ce retour à un "ordre" ou un désordre ancien est un coup bas fait aux femmes, indigne d'une société moderne, désireuse de s'inscrire dans l'avenir. L'égalité des femmes et des hommes devant l'élection doit en être l'un des fondements et tout recul est inacceptable.
Nous devons avancer encore, construire ensemble pour les générations futures une société équilibrée, un avenir partagé fondé sur le respect de ces deux parts inséparables de l'humanité que sont les femmes et les hommes.
C'est notre devoir d'humain, d'hommes et de femmes libres, que de refuser, hier, aujourd'hui et demain, une citoyenneté pour les femmes, amoindrie, amputée et indigne.
Signataires :
Michèle André, sénatrice du Puy-de-Dôme, Présidente de la délégation du Sénat aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes (PS),
Danielle Bousquet, députée des Côtes-d'Armor, Vice-Présidente de l'Assemblée Nationale (PS),
Françoise Gaspard, sociologue,
Janine Mossuz Lavau, politologue, ancienne membre de l'Observatoire de la parité,
Mariette Sineau, docteur en sciences politique et directrice de recherche CNRS au CEVIPOF -
Olga Trostiansky, présidente de la CLEF (Coordination Française pour le Lobby Européen des Femmes),
Françoise Vilain, présidente de la délégation du Conseil Economique et Social aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre hommes et femmes et Présidente de Femmes, Débat & Société,
Marie-Jo Zimmermann, députée de la Moselle (UMP), Présidente de la délégation de l'Assemblée nationale aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes.
Vous pouvez signer la pétition sur http://jesigne.fr/sauvons-la-parite
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Pour le droit de mourir dans la dignité
Le 19 novembre, l'Assemblée nationala examine la proposition de loi du groupe socialiste pour le droit de finir sa vie dans la dignité.
En effet, les députés socialistes estiment que notre pays est désormais prêt à autoriser que l’on accède à la demande des personnes dont les souffrances sont telles qu’elles souhaitent, de la part
des personnes qui les soignent, une aide active pour mettre fin à leur vie.
Nous, représentants de la Nation, devons prendre nos responsabilités et tenir compte d’un débat de société important, qui nous amène à proposer une réponse légale, en créant un droit de mourir dans
la dignité, afin que chaque citoyen puisse aborder la fin de sa vie dans le respect des principes d'égalité et de liberté.
Nous souhaitons proposer une loi qui ne soit pas une réponse à des cas individuels et médiatisés, aussi dramatiques qu’ils puissent être. L’émotion ne doit pas être le moteur du législateur.
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Communiqué de presse sur la réforme territoriale
Danielle BOUSQUET, députée des Côtes-d'Armor et Vice-Présidente de l'Assemblée nationale, tient à réagir aux déclarations faussement rassurantes de M. Marleix sur la parité. Ce dernier à l'issue de sa rencontre avec les trois présidentes des délégations aux Droits des femmes de l'Assemblée nationale, du Sénat et du Conseil Economique, s'est fendu d'un communiqué assurant que la réforme territoriale allait faciliter l'accès des femmes aux mandats locaux.
Ces arguments relèvent de l'esbrouffe et dissimulent l'essentiel à savoir que selon toutes les projections unanimes seulement 20% des futurs conseillers territoriaux seraient des femmes.
En effet si il faut considérer positivement l'augmentation prévisible du nombre de femmes dans les conseils municipaux des communes de 500 à 3500 habitants du fait du passage au scrutin de liste, cette mesure, en guise d'appât qui ne saurait nous abuser, pèse peu face aux reculs qui s'opèreront au niveau des conseillers territoriaux. 80% de ces derniers seraient élus au scrutin uninominal à un tour alors qu'aujourd'hui les conseillers régionaux sont élus au scrutin de liste à deux tours. Or d'un côté les scrutins de liste favorisent la parité (si un conseiller régional sur deux est une femme c'est grâce à ce mode de scrutin), de l'autre les scrutins uninominaux marginalisent les femmes et les réduisent à la portion congrue puisqu'ils ne sont pas soumis à des mesures paritaires contraignantes.
Les femmes, comme les hommes, doivent pouvoir être élues à des postes à responsabilités d'envergure territoriale et ne sont pas destinées à être cantonnées aux seules tâches communales!
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Lettre ouverte à Frédéric Mitterrand
Monsieur,
Quand vous avez été nommé directeur de la Villa Médicis, puis ministre de la Culture, s'est vérifiée une « exception française » : dans les autres pays occidentaux, un homme ayant payé de jeunes prostitués à Bangkok et l'ayant rapporté dans un récit autobiographique se serait de ce fait exclu de tout poste officiel.
Quand vous avez soutenu le chanteur Orelsan, vous avez déclaré « ne rien voir de choquant » dans la chanson « Sale pute ! » Ne percevoir que l'expression légitime d'un « dépit amoureux » dans des paroles comme « T'es juste bonne à te faire péter le rectum […] On verra comment tu suces quand j'te déboiterai la mâchoire. […] J'vais te mettre en cloque (sale pute) Et t'avorter à l'Opinel », et rapprocher Orelsan de Rimbaud ont achevé de donner la mesure de votre sensibilité culturelle.
Quand vous avez défendu Roman Polanski, poursuivi pour un viol sur une fille de 13 ans, en parlant d'une « histoire ancienne qui n'a pas vraiment de sens », vous avez banalisé le crime de viol, sur mineure qui plus est. On a alors appris que, dans une lettre à en-tête de la Villa Médicis, vous aviez minimisé, en le qualifiant d'« écart », le viol d'une mineure commis par deux garçons que vous protégez. Vous persistez donc à secourir des agresseurs en vous plaçant au-dessus de la loi.
Quand le scandale éclate et que le 8 octobre vous vous expliquez au Journal de TF1, vous déclarez, au sujet de vos actes de prostitution à Bangkok : « Que vienne me jeter la première pierre celui qui n'a jamais commis ce genre d'erreur au moins une fois dans sa vie ! » Selon vous, exploiter la misère en payant des actes sexuels ne serait qu'une « erreur », et vous la justifiez en osant prétendre qu'elle est générale.
Monsieur Mitterrand, ne parlez pas pour nous !
Non, tous les hommes n'ont pas payé pour un acte de prostitution! Et toutes les femmes encore moins !
Respectez celles et ceux pour qui la sexualité humaine est la rencontre, dans la gratuité, de deux désirs !
Réseau "Encore féministes"
http://encorefeministre.free.fr
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Tribune de Jean Glavany sur le port de la burqa
Je suis membre de la Mission d'information sur la pratique du port du voile intégral sur le territoire national. Avec 31 autres députés à l'Assemblée Nationale, nous nous sommes mis au travail depuis le mois de juillet.
Je peux attester que cette mission n'est pas composée uniquement d'élus de Droite défenseurs de l'identité chrétienne ou de Gauche « ultra-laïques ». D'ailleurs je ne sais pas ce que veut dire « ultra-laïque » puisque, pour moi la laïcité est un combat contre les « ultras » que sont les intégristes et les fondamentalistes.
Je peux attester aussi qu'existe au sein de la Mission un relatif consensus républicain pour à la fois condamner le port de voiles intégraux qui sont des entraves insupportables à l'émancipation féminine et une rupture des principes républicains de liberté, égalité, fraternité, mais aussi pour prendre garde de ne pas stigmatiser une religion, l'Islam, désormais deuxième religion de France et ne pas affaiblir les musulmans modérés, républicains et laïques, dans leur combat courageux contre l'intégrisme.
Comme membre de cette Mission, je me suis soumis à une règle de réserve depuis le début de nos travaux : travaillons, auditionnons, écoutons, réfléchissons, échangeons, et essayons, ensemble, dans le débat démocratique, de faire des propositions concrètes, utiles à l'intérêt général.
Pourtant, au mépris de ce respect essentiel de ce travail collectif, le président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale a profité de l'été pour asséner son propre arbitrage : « faites ce que vous voulez mais moi, Monsieur Copé, je sais ce qu'il faut faire : il faudra une loi pour interdire la burqa ». Il sait tout cet homme-là. Mieux que tout le monde. Avant tout le monde. Sans participer aux travaux de la Mission parlementaire. C'est sans doute sa manière à lui de promouvoir les choix du parlement...
C'est pourquoi, libéré du devoir de réserve par cette intervention intempestive, je voudrais à ce stade de nos travaux, faire part de quelques réflexions.
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